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De prime abord, vous ne faîtes peut-être pas le lien entre Maison & Objet et mon blog culinaire. Pourtant, je vous avais prévenu, j’apprécie les plaisirs de la Table dans leur globalité. Je concède par la même occasion que cet intérêt flirte parfois avec une légère tendance matérialiste. Les couteaux, les verres, les assiettes et toutes sortes d’accessoires retiennent mon attention.

Au restaurant, je ne suis pas uniquement sensible à ce qui se trouve dans mon assiette. J’aime être surpris également par l’ambiance, la table, la vaisselle, les couverts etc. En tant qu’amateur de bonnes bières belges par exemple, je pousse le vice à déguster la bière dans le verre de la marque correspondante. Mais est-ce une marque de snobisme pour autant? Je ne le pense pas. Je suis désolé, mais boire un bon vin dans un gobelet ou bien un champagne dans une coupe en plastique, ça gâche mon plaisir. J’avoue d’ailleurs avoir été soulagé lorsque j’ai lu un article il y a quelques mois concernant le rapport contenant/contenu. Il démontrait clairement que le goût d’un aliment ou d’une boisson était réellement perçu variablement en fonction du contenant ou du couvert utilisé. Je suis rassuré, je ne dois pas être le seul fétichiste de la table.

Si l’on se penche sur le sujet, cela suit une certaine logique. Je m’explique: l’action de boire ou manger implique la participation de tous nos sens. Comme on aime à le dire communément, « on mange d’abord avec les yeux ». Mais pas seulement. L’odorat et le goût sont évidemment sollicités, mais l’ouïe et le toucher sont également impliqués dans le ressentit d’une dégustation. En effet, les sons jouent un rôle sur ce que j’appelle la « libido gustative ». Nous sommes tous implicitement sensibles et stimulés à l’écoute de certaines sonorités. Qui ne se souvient pas de la fameuse publicité pour la margarine St Hubert (Le Fleurier)? Celle qui mettait en scène une succession d’actions culinaires: la découpe d’oignons, de la viande puis le « pchhhh » lorsque cette dernière était posée sur la poêle. Sans même regarder l’écran de TV, elle me donnait faim.
Voir la pub:
http://ios.mobapp.ina.fr/pub/alimentation-boisson/video/PUB3784131061/saint-st-hubert-le-fleurier-beurre-allege-pate-a-tartiner.fr.html
De même, lorsque je découpe une viande avec mon Thiers à table dans une belle assiette, je prends déjà du plaisir, avant même que l’aliment ne soit en contact avec mon palais.

Je vous propose donc de plonger avec moi au cœur de cette édition 2013 et de m’accompagner dans ma recherche. Je vous ai sélectionné quelques enseignes qui ont retenu mon attention.
Direction Hall 3, rebaptisé pour l’occasion « Cook & Design ».

A peine le pieds posé sur la moquette du salon, mon regard a été attiré par une enseigne qui m’est familière:

Etant amateur de leurs célèbres tasses froissées dont je possède quelques modèles, je me suis naturellement dirigé vers leur stand pour m’intéresser à leurs nouveautés.
Voici la gamme de tasses déclinée en plusieurs tailles. Le format 3L m’a d’ailleurs bien plus, je le voyais bien dans ma cuisine pour y mettre mes ustensiles (maryse, fouet, araignée, écumoire etc).
Mais un de mes coups de cœur de la journée se trouvait juste à côté.
Étant à la recherche d’assiettes spéciales pour le risotto, j’ai tout de suite flashé sur leur « assiette sphère » et les objets de la collection « SOLID »:
Malheureusement, son prix m’a quelque peu « détendu »; elle est plutôt destinée à une clientèle professionnelle. En effet à 69,90 Euros l’unité, il faut casser sa tirelire (et celle du voisin) pour s’offrir le service.
Les services à fromages de chez RIVA ont ensuite retenu mon attention:
Mais j’ai trouvé la cloche à fromages la plus originale (selon moi) au stand d’un vendeur de couteaux de table « design » (Henri Mazelier):

Je me suis ensuite dirigé vers la partie verrerie.
Je me suis arrêté au stand de Chef & Sommelier dont j’adore les verres. Ils ont la finesse nécessaire pour déguster les vins (ou autres) et je vous les conseille si vous désirez changer de service car ils sont à la fois élégants et très résistants. Ils sont fabriqués en Kwarx, un nouveau matériau à mi-chemin entre un verre solide et du cristal. Voici la collection « Open up » que j’affectionne particulièrement:

La première fois que j’ai acheté quelques-uns de leurs verres chez un caviste, j’ai été surpris par la démonstration du vendeur qui avait renversé volontairement le verre pour le faire rebondir sur la table. Je vous laisse imaginer ce qui arrive, en revanche, si vous tentez l’expérience au sol.

Restons ensuite du côté des verres puisque je recherche également une carafe pour vieux millésimés. J’en possède déjà 2 mais elles sont plus adaptées pour des vins jeunes car elles sont amples avec beaucoup d’espace pour faire circuler l’air à l’intérieur.
J’ai trouvé le contenant idéal à « L’Atelier du Vin » mais si je veux me la procurer, il faudra que je me soulage d’une centaine d’euros, tout de même:

J’ai également repéré un ustensile très pratique qu’il faudra que je me procure également à l’avenir, c’est l’égouttoir à carafes:

Sinon, je vous ai déniché une enseigne proposant des carafes et verres très abordables: PASABAHCE. Pour une quinzaine d’euros, vous pourrez vous offrir une carafe et les verres sont quasiment tous à moins de 3,50 Euros/pièce:

Enfin, je ne pouvais pas partir sans aller faire un tour du côté des couteaux.
Claude Dozorme a eu ma préférence avec ses couteaux de collection avec le manche en dent de mammouth et lame Damas:

Pour les couteaux professionnels, c’est du côté du Japon que je vous emmène:

La collection « Tim Mälzer Shun Premier » de chez Kai Co. m’a de suite interpellée:

Ce sont des couteaux haut de gamme avec une lame en acier inoxydable damassé 32 couches, qui est martelée manuellement. Ce procédé combine à la fois l’esthétisme et le tranchant. Les petites aspérités permettent une parfaite découpe: les aliments ne collent pas à la lame (d’autres fabricants proposent des lames alvéolées).

En définitive, le salon est vraiment gigantesque et je ne vous ai présenté ici qu’une partie du Hall réservé aux accessoires de la table. Si vous espérez tout voir (la prochaine fois), un petit conseil, réservez pour les 3 jours.

Pour toujours plus d’informations, visitez régulièrement mon blog culinaire : lagoulayedeludo.com

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Le centre ville

Ayant fait de nouveau une halte dans la Loire (42) cette année, je n’ai pas résisté à l’idée de faire un crochet par le Puy-de-Dôme (63), pour retourner à Thiers.
Si vous n’aviez pas suivi ma première escapade dans la capitale du couteau, vous pouvez vous rattraper en cliquant sur le lien ici.
Cette seconde visite m’aura permis, outre l’achat de nouveaux outils, de découvrir un artisan charcutier dont les produits sont vraiment fabuleux et que je vais, au passage, vous encourager à aller visiter.
En revanche, j’envisageais fortement de vous faire découvrir L’Atelier (où l’on peut réaliser soi-même le montage de son couteau) et malheureusement j’ai constaté à mon arrivée que la journée était complète.

Je n’ai donc pu assisté qu’à l’installation de la nouvelle devanture, témoin de leur déménagement récent:

Je me rassure en me disant que ça donnera lieu à une nouvelle virée en Auvergne pour vous faire découvrir cette activité. Si d’ici là, vous avez l’occasion de vous y rendre et qu’elle vous intéresse, réservez vos places par téléphone avant de vous y présenter. Ils peuvent accueillir 24 personnes par jour, à savoir 3 groupes de 8 (à 10h, 14h et 16h), il faut donc s’y prendre un peu à l’avance pour être certain d’avoir une place. Vous trouverez de plus amples informations ici: http://www.ville-thiers.fr/Atelier-de-fabrication-Le-Thiers-R.
L’Atelier se trouvant à quelques mètres de la Maison Chambriard (voir l’article Thiers: capitale française du couteau), je m’y suis arrêté pour acheter quelques couteaux de bouchers et un service à fromage:

Du bas vers le haut: un désosseur, un couteau à viande à lame alvéolée et un couperet
Du bas vers le haut: le Thiers spécial fromage avec manche en bois d’ébène et le service à fromage

J’y ai également vu de merveilleux couteaux de collection avec des lames en acier Damas. Par l’utilisation de différents métaux et grâce à une technique de forge particulière, certains artisans forgerons fabriquent manuellement de l’acier Damas de corroyage. Il permet de créer des lames uniques avec des motifs qui le sont tout autant grâce à un dernier trempage dans un acide qui va révéler les différentes teintes de métaux utilisés. Regardez plutôt:

3 couteaux Thiers avec lame acier Damas
6 couteaux Laguiole avec lame acier Damas

S’en est suivi une balade dans les rues de l’ancienne cité…

… Jusqu’à tomber sur une petite charcuterie-rôtisserie centenaire: la Charcuterie Bresle.
J’y ai testé 3 produits et je vous incite à vous y arrêter pour réaliser quelques achats, vous ne serez pas déçus.
Ayant eu l’envie de m’arrêter pour le casse-croûte, j’ai donc goûté leur saucisson:
Résultat: très bon goût, bon assaisonnement, équilibre viande maigre / morceaux de gras: une réussite.
Une cliente qui était derrière moi me voyant saliver devant une de leur spécialité me confirma qu’elle était excellente: la fameuse brioche pur beurre aux grattons:
Résultat: Fin mélange sucré-salé avec une mie moelleuse et aérée et dont le goût de beurre qui prédomine à la mâche est un régal associé aux grattons. A ne pas rater!
Pour finir, j’avais pris également des saucisses au choux qui ont finies dans la glacière pour être dégustées ensuite. Là encore, très bon produit mais qui aurait sans doute nécessité un assaisonnement un peu plus prononcé. Très bonne adresse d’artisan en tout cas.
CONTACTS:
 
_ Coutellerie Chambriard: 2 et 3 Place Antonin Chastel – 63300 Thiers – Tel: 04.73.80.06.90
A noter que la boutique est ouverte toute l’année 7j/7;
_ Charcuterie Bresles Philippe: 4, Rue Grenette – 63300 Thiers – Tel: 04.73.80.27.10;
_ L’Atelier: Rue Alexandre Dumas – 63300 Thiers – 2 numéros pour réserver:
      > individuels: contactez Michel Falcotet au 09.80.31.30.21
      > groupes: contactez l’office du tourisme au 04.73.80.65.65
A noter que l’Atelier est ouvert de mi-avril à fin septembre.
J’espère que ces informations complémentaires vous seront utiles et que vous passerez un bon moment dans cette jolie ville atypique d’Auvergne.
Ludo.
P.S: Les photos de la ville de Thiers sont l’oeuvre de Samsha’s Eyes, vous pouvez la retrouver à l’adresse suivante: https://www.facebook.com/sasha.eyes?fref=ts
Pour toujours plus d’informations, visitez régulièrement mon blog culinaire : lagoulayedeludo.com

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En tant qu’ancien cuisinier et amateur de couteaux, je ne pouvais décemment pas éluder ce sujet et éviter de vous parler de cette jolie ville d’Auvergne (Puy-de-Dôme).
Lorsque je titre « Thiers, capitale française du couteau », je n’exagère pas puisque 2/3 des couteaux fabriqués en France y sont conçus (aussi bien les couteaux de cuisine, de table, que de poche) et qu’une centaine d’entreprises y consacrent leur activité.
Vous pouvez d’ailleurs y trouver le Musée de la coutellerie:
Avec mon papa qui prend la pose
Mon grand-père paternel possédant un petit pieds-à-terre dans la Loire (42), j’ai eu la chance de m’y rendre à plusieurs reprises et de ramener quelques beaux objets dont « Le Thiers » qui est une marque déposée. En voici quelques modèles de ma collection:
Le Thiers version « de poche »
Le Thiers « de table »
Si vous passez dans la région, je vous conseille d’y faire une halte, vous ne serez pas déçu par les paysages verdoyants qui entourent cette jolie commune historique caractérisée par « une ville haute » constituée d’une  partie médiévale entourée de remparts et d’une « ville basse », phénomène sans doute lié aux difficultés pour aménager le territoire en raison d’un relief capricieux. Petite anecdote: il semblerait que l’on ne puisse pas avoir de vue globale de la ville et que peu importe l’endroit où l’on se situe, on ne puisse jamais voir plus d’un tiers de la cité. Ce n’est peut-être qu’une légende, mais le concept m’a plu.
Maintenant que les présentations sont faites, entrons dans le vif du sujet.
Ce blog étant, par définition, subjectif, je vous conseillerais 2 boutiques que j’affectionne particulièrement pour ramener un souvenir de votre visite:
La coutellerie Chambriard est une valeur sûre, une entité historique puisque la famille s’est installé en 1880 en commençant par forger des ciseaux et l’entreprise s’est transmise de pères en fils jusqu’à aujourd’hui. Elle propose des pièces d’une qualité exceptionnelle et même si elle distribue des objets d’autres fabriquants locaux, les fils Chambriard continuent de proposer leurs propres créations.
Je vous conseille de faire le tour des boutiques pour dénicher le couteau qui vous correspond car chacune d’entre elles vous proposent des objets uniques avec des particularités propres à chaque fabriquant.
En ce qui concerne la boutique Franck Pitelet, je suis tombé plus récemment sous le charme de leurs créations. Tout comme Chambriard, elle propose également « Le Thiers », mais là encore avec quelques particularités. En effet, pour se démarquer des autres fabriquants, ils ont ajouté, d’un bout du manche, près de la lame, le symbole franc maçon du compas et de l’équerre et de l’autre côté une petite encoche permettant d’accrocher l’objet à une ficelle. C’est leur signature:

Le symbole franc maçonnique sur la mitre et l’encoche à l’autre bout du manche

Mais ils ont également une gamme qui les différencie fortement de la concurrence: des couteaux avec un manche en pierre de lave de volcan d’Auvergne (ailleurs, vous ne trouverez que des manches en bois, résine, corne ou inox). Ça n’a l’air de rien mais c’est techniquement très compliqué car c’est un matériau très fragile et donc très difficile à travailler et à polir, mais le résultat en vaut la peine, regardez:

Pour finir, j’aimerais évoquer une activité vraiment sympathique et peu onéreuse qui vous laissera un bon souvenir. Il y a, dans le centre ville, à deux pas des boutiques pré-citées, un atelier où vous pouvez réaliser vous-même le montage de votre « Thiers ». Il faudra vous inscrire préalablement puisque le nombre de personnes est limité et qu’il faut compter environ 1h30 par groupe. Pour moins de 30 euros, vous repartirez avec votre propre couteau avec manche en bois monté par vos soins.  Sympa, non?
Voilà, j’espère que j’aurais réussi à vous sensibiliser et à révéler chez certains d’entre vous l’envie d’aller rencontrer nos amis auvergnats, tous ces artisans méritent votre attention.
Et surtout, n’oubliez pas de donner une pièce de monnaie à celui ou celle qui vous offre un couteau (sinon, vous risqueriez de couper l’amitié ou l’amour qui vous lie).
Pour toujours plus d’informations, visitez régulièrement mon blog culinaire : lagoulayedeludo.com

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